1 • LA JEUNESSE DE LA RÉVOLUTION (1835-1840)
L’histoire de la famille de Joseph Garibaldi commence au cœur de la Révolution Farroupille, un soulèvement des populations du sud du Brésil contre les vexations imposées par le gouvernement central. Garibaldi, exilé, combat à nouveau au nom de la justice aux côtés d’une population opprimée. (...)
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2 • MENOTTI, LE GARIBALDI BRÉSILIEN
Garibaldi et Anita assument leurs engagement de père et de mère sans laisser de répit à l’épopée. C’est seulement après la naissance de Menotti, dans le bourg perdu de San Simon, au sud du Brésil, que Garibaldi ressent la necessité d’offrir une autre vie à Anita et à son fils. Ce sont eux qui (...)
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4 • UNE ÉPÉE VENUE D’ITALIE
Portrait de Rosa, que Garibaldi conserva toujours à Caprera. Fernando Poli, « Il museo garibaldino di Caprera ». Anonyme. Son courage, ses capacités militaires, son intuition, son intelligence, construisent le mythe de Garibaldi. Anita le sent lointain et, après la mort de sa fille Rosita, le 23 décembre 1845, très déprimée, elle décide de le rejoindre à Salto.
Elle (...)
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3 • DANS LA REPUBLIQUE ORIENTALE
Le choix de Garibaldi de partir avec sa famille vers la République Orientale est justifié par plusieurs raisons : Montevideo est, à cette époque, une ville internationale, refuge de nombreux exilés politiques, et bien reliée avec l’Italie. L’Angleterre, la France et d’autres puissances veillent sur l’équilibre politique autour du Rio de la Plata. (...)
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5 • LA TOURMENTE
Anita attend, à Nice, l’arrivée de Garibaldi plus longtemps que prévu. Entre temps, avec ses enfants, elle a été accueillie avec affection par parents et amis ; elle a parfaitement endossé le rôle d’épouse du Héros. Réservée et digne dans le comportement, mais fière de ce qu’elle représente, elle est (...)
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6 • L’ATTENTE
Contraint de quitter le Royaume, Garibaldi aspire à rester en Méditerranée. Pendant quelques mois il navigue, repoussé dans chaque port, par la volonté des gouvernements italien, français et anglais. Son bref séjour à la Maddalena est décisif. Il est d’abord mécontent, mais l’accueil de ses amis Susini et la situation particulière de la Sardaigne le convainquent de choisir l’île comme future (...)
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7 • LE RETOUR
Ricciotti, après un bref séjour dans la luxueuse demeure d’Arlington Street, où il est charmé par les récits de Jessie, est confiée au collège militaire de Birkenhead, prés de Liverpool, où il passe son enfance et son adolescence. Son père se préoccupe de lui et de ses progrès, mais ne peut rien faire d’autre.
La vie bucolique à Caprera, d’après l’Illustraded London News (collection privée).
À (...)
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8 • MENOTTI, STEFANO ET UN CERTAIN FRANCESCO
Menotti et Garibaldi en uniforme de Chasseurs des Alpes, sur une lithographie française de 1861 (collection privée).
Les années 1859-1865 sont décisives pour trois jeunes gens qui, grâce à Garibaldi, sont intimement liés à l’histoire nationale italienne.
Le premier engagement de Menotti Garibaldi dans les Chasseurs des Alpes s’inscrit dans la continuité de sa présence aux côtés de son père. Privilégié (...)
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9 • L’ÉTAT-MAJOR DU GÉNÉRAL
Avec le célèbre salut à « celui qui est devenu Roi d’Italie », Garibaldi pourrait considérer sa carrière militaire au service de l’unité italienne comme achevée. Le geste confirme le difficile "J’obéis" qui l’a frustré des victoires de la campagne du Trentin : il est temps de rendre le pays à son peuple et à son administration civile, comme dans le Rio Grande do Sul, comme en Uruguay. (...)
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10 • LE MYTHE DU PATRIARCHE
Une vision idéale de la famille Garibaldi à Caprera : Giuseppe, Francesca et tous les enfants réunis (Collection privée).
Dans les années qui suivent la dernière campagne de France, la cour de la maison de Caprera est animée par la présence des nombreux enfants de Teresa et Stefano Canzio. Il y a aussi Clelia et Rosa, filles de Francesca Armosino. Teresa, au début indignée par le comportement de son père envers (...)
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11 • L’ENGAGEMENT POUR ROME CAPITALE
Deux événements stimulent le Héros : la naissance de Manlio, en avril 1873, et son élection comme député de Rome en novembre 1874, où il l’emporte sur Vincenzo Tittoni, un important marchands de biens. La brutale spéculation sur les terrains de Rome et de ses alentours immédiats, sans projet social, ne peut pas ne pas bouleverser Garibaldi.
Il effectue en 1875 sa première visite à Rome Capitale, pour (...)
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12 • UNE IMAGE POUR L’HISTOIRE
Lithographies, biographies, poésies, chants, commémorations diverses ... Lorsque le mythe et l’homme qui l’a engendré se séparent, tout illustre la difficulté, voire l’impossibilité, sans risquer de travestir le sens de son œuvre, d’en recueillir l’héritage.
Lithographie trilingue imprimée à Dijon (Collection privée).
Qui est donc cet homme ?
Victor Hugo, le (...)
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13 • MENOTTI :
À LA CONQUÊTE D’UNE TERRE D’ÉLECTION
À la fin de la campagne de France, Menotti décide d’entreprendre une nouvelle vie. Le rôle qui lui convient parfaitement est celui d’un Garibaldi laboureur, mettant en valeur cette terre qui s’est faite nation. Le choix des Marais Pontins est intéressant, voire symbolique : latifondium du clergé depuis des temps immémoriaux, ce sont des terres où sévissent malaria et misère. Menotti ne (...)
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14 • MENOTTI :
L’ENGAGEMENT SOCIAL ET POLITIQUE
La force morale et la fidélité à ses engagements récompensent Menotti : il est est élu député de Velletri en 1876 et reste à la Chambre jusqu’à 1900, représentant alternativement Velletri et Rome. Il est président du Conseil provincial de Rome, président d’innombrables associations patriotiques. S’il ne met jamais sa propre personne en avant, Il représente son père auquel il ressemble jusque dans les (...)
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15 • TERESA, LA FILLE DU GÉNÉRAL
Teresa à seize ans (collection privée)
Son père a pour Teresa une profonde tendresse, mais il voit aussi en elle, comme dans ses fils et comme dans son gendre Canzio, un idéal à réaliser. Confinée à Caprera avec Garibaldi et ses amis Susini et Deidery, son adolescence est étouffée. L’Expédition des Mille terminée, Garibaldi amène avec lui dans l’île un jeune homme talentueux, son brillant officier, Stefano (...)
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16 • LES CANZIO, EN ITALIE ET DANS LE MONDE
Quelques enfants de Teresa et de Stefano Canzio restent liés à la Maddalena, en particulier Foscolo et Cairoli. Aucun toutefois n’accomplira de longues études, car Stefano préconise leur entrée dans la vie active avant 18 ans. La plupart est employée à la Compagnie Générale de Navigation. Certains d’entre-eux quittent l’Italie, victimes de la répression politique (ils sont républicains (...)
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17 • RICCIOTTI : A LA RECHERCHE D’UNE IDENTITÉ
Dijon, 1871 : Ricciotti remet à Garibaldi le drapeau pris aux Prussiens. Rome, Musée du Risorgimento.
A partir de 1866, Ricciotti effectue un rapide « rattrapage » par rapport à son frère Menotti et à son beau-frère Canzio. À Bezzecca, dans la campagne romaine, il a acquis la confiance de son père. L’heure la plus importante de sa vie sonne à Dijon : il reçoit, des mains d’un jeune français, (...)
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18 • RICCIOTTI : LES GRANDS PROJETS
Comme conseiller municipal, Ricciotti contribue au développement de sa chère ville, obtient les liaisons télégraphique et téléphonique et invente une pompe automatique pour l’irrigation (photo) tout en insistant sur le nécessaire essor des activités touristiques (collection privée).
A partir de 1897, Ricciotti partage sa vie entre Rome et Riofreddo ; il imagine de grands projets politiques (...)
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19 • LA DESCENDANCE DE MENOTTI
Dans les années qui vont de la mort de Garibaldi à la première guerre mondiale, l’Italie s’intègre dans le concert des nations, en comblant son retard, au moins au niveau des classes dirigeantes. Mais le développement économique et le sort des catégories moins favorisées ne s’adaptent pas, dans une bonne partie du pays, à la moyenne de l’Europe, où la croissance industrielle, malgré ses (...)
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